Notre tout premier tournage "scolaire", où, comme par hasard, je joue la victime...
Tout se met en place petit à petit, la routine s'installe, bref, tout va bien plus ou moins bien dans ma vie de néo-parisien-étudiant-aspirant-scénariste.
Tout d'abord, j'écris. Pas mal. Beaucoup plus qu'avant en tout cas. Et ça, c'est bien.
Côté Nouvelle Trilogie, le projet avec Titi se précise ; disons qu'on approche du milieu de la fin. Nous avons le titre, une vision assez précise du récit et les vannes qui vont avec (bah, oui,
c'est une comédie...). Reste plus qu'à mettre tout ça au propre, mais on a encore le temps de voir venir d'ici le 15 Décembre.
En ce qui concerne mes autres projets pour cette Trilogie, je suis un peu plus en retard. Deux des trois que j'avais prévu en sont encore au stade de l'idée. Juste ça (c'est tout moi, de grandes
ambitions, des petits moyens). Sinon pour le troisième, je m'y suis mis sérieusement depuis Lundi et j'avance assez vite. Il faut dire que le sujet m'inspire énormément, voire m'excite, mmmmhh. Et
ouais, "la comédie musicale transgénérationnelle" ne me fait pas peur... Mort de rire.
Other business, j'ai bouclé assez rapidement (c'est jamais bon signe) mon scenar de court pour le concours Ecométrage, sur le thème, vous l'aurez deviné, de l'environnement). J'ai pas mal galéré
pour rentrer dans les contraintes de temps (15 minutes max), et suis passé finalement d'une continuité dialoguée de 20 à 16 pages, en espérant que ça fasse l'affaire... J'ai jusqu'au 30 Novembre
pour paufiner tout ça.
Et dans l'immédiat, j'aimerais bien pondre deux autres courts pour les concours d'Orléans et d'Aubagne, les 8 et 15 Décembre. Il faudra faire vite, mais il apparait que le stress des deadlines me
motive plus que tout. Nothomb et Coben sont des petits joueurs.
Bon, si j'ai le temps de faire et de prévoir tout ça, c'est, je l'avoue, parce que je ne fous pas grand chose en cours. Et ouais, il s'avère que la "fac de cinéma" est plutot coooool à ce
niveau-là. Bon, ok, on est des glandeurs ; une soixantaine de glandeurs/reveurs, tous destinés à être de grands réalisateurs - si, siii ! Je me souviens du premier cours d'analyse filmique où
chacun s'est présenté et devait, bien sûr, avouer à toute l'assemblée le metier qu'il ou elle visait. On était deux ou trois paumés à répondre "scénariste" et "critique", presque tous les autres
étant, évidemment, des réalisateurs en devenir, ou plutot, en vouloir de devenir. Certains sont certainement très doués, j'en sais rien. Mais je ne vais pas vous le cacher, c'est triste. C'est
triste parce que plus de la moitié de ceux-là (et peut-être moi ???) vont finir par faire à l'arrache un BTS compta et vont se retrouver assistant de direction ou comptable. Au mieux, ils seront
prof de cinéma, en lieu et place de ces autres désillusionnés qui nous font cours en ce moment. Quelques uns passeront les mailles du filet et reussiront les concours de La fémis ou de Louis
Lumière. Et ils gallèreront encore, après. Et avec un peu de chance, il y en aura un ou une qui sera, pourquoi pas, une étoile. Un ou une qui bossera comme un chien, qui enfoncera des portes, un ou
une qui s'en sortira, par sa foi, par son acharnement, et, seulement ensuite, par son talent. Ou pas.
Mais dans quelle merde me suis-je donc foutu ?
[Aujourd'hui : vu Mesrine 1 - fait chier, faut aller voir le 2 maintenant...]
Bla bla