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Lundi 19 mai 2008
Ca donne espoir, hein ?
Oh que oui, mais ne sautons pas au plafond, car ça peut tout dire et en même temps ne rien dire du tout...

André Béraud, le nouveau directeur de la fiction de TF1, a reçu lundi 5 mai au siège de TF1 des producteurs de fiction. Selon Satellifax, André Béraud a annoncé qu’il n’avait pas de ligne éditoriale à imposer ou à proposer. Aux producteurs de convaincre sur un pitch ou un scénario pour mettre en place les nouvelles productions en développement pour arriver à l’antenne dans 18 mois.

Pour ce qui concerne les formats, les 52’ et 90’ restent de mise, mais le directeur de la fiction souhaite s’engager sur des séries plus longues allant jusqu’à 20 x 52’. Il devrait recevoir les auteurs la semaine prochaine.

Source : Le Village - Satellifax

free music


" Come on. Let's go drink till we can't feel feelings any more "

Par Screenariste - Publié dans : C'est classé...quelque part
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Jeudi 1 mai 2008


Est-ce la bonne ?
Oh, c'est en tout cas un excellent début, qui me donne l'impression que la fiction française est enfin rentrée dans "La Cour Des Grands".

Je viens de regarder les deux derniers épisodes de la saison 1 (ravi d'ailleurs de voir qu'on termine sur un petit cliffhanger, et oui !) et, ma foi, je suis toujours sur le cul.
D'un côté il y a quelques incohérences, des trucs trop superficiels, des maladresses, des facilités de temps en temps et des dénouements un peu simplistes (mais satisfaisants). Et d'un autre côté je m'en fous complètement car pour la première fois de ma vie une fiction épisodique française m'aura tout bêtement transmis des émotions ! J'étais en haleine devant les dernières séquences de la prise d'otage... Et puis on s'en fout que ce soit pas réaliste (parce que bon un suicide, un enlèvement, une prise d'otage et j'en passe en une année scolaire ça fait beaucoup pour une seule école).

L'important est que ce fut bon et que j'en redemande. Je peux dire ce que je n'aurais jamais cru dire pour une fiction française (surtout un 52') : vivement la saison 2 !
Heureux je suis d'avoir finalement trouvé la série française que j'aime (c'est une mini-série à la base mais on va pas jouer sur les mots). Je commente à chaud alors j'ai un peu de mal à ordonner ma pensée, mais je retiens que c'était étonnement soigné, c'était ambitieux, c'était bien écrit, bien interprété, bien réalisé, bref, très très bien ficelé. Les histoires sont toutes vieilles comme le monde, il n'y a rien de vraiment original dans le fond, mais c'est traité si honnêtement et si courageusement que l'on ne peut qu'apprécier malgré les défauts, l'essentiel étant toujours là : ça nous prend légèrement aux tripes !

Merci Monsieur Cohen de m'avoir montré que c'est possible.
C'est possible de dire "merde" et "connard".
C'est possible de montrer des seins.
C'est possible de faire une bonne série française !

Amen.

" Dr. Love, would you autograph my genitals ? "

Par Screenariste - Publié dans : Réflexions plate-oniennes
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Jeudi 24 avril 2008

Aux armes scénaristes ! Vous êtes les maîtres du monde !!

Quand comprendrez-vous qu'ils ont besoin de vous, tous ? Les réalisateurs qui doivent bien tourner quelque chose, les comédiens qui doivent bien faire autre chose que des pubs pour Nivea. Les producteurs qui doivent bien avoir quelque chose  proposer aux chaines, les chaines qui doivent bien avoir quelque chose à proposer aux spectateurs.
Tels de dieux grecs, vous êtes à l'origine de tout. C'est donc à vous de prendre le contrôle sur vos écrits ; insurgez-vous contre le réal qui ose dicter l'attitude de VOS personnages ; ignorez le prod qui se permet de critiquer vos séquences ; emmerdez la chaine qui censure impunément vos scénarios ; affirmez-vous et devenez enfin les vrais chefs d'orchestre de vos créations !
Prenez exemple sur vos frères américains qui sont depuis longtemps prophètes en leur maison. Faites de même : vous êtes la mémoire de l'humanité et de ses histoires, cela justifie bien que vous décidiez de votre écriture, de votre casting, de votre mise en scène, de votre expérience à long-terme, de votre oeuvre sacrée... Seuls vous saurez mener vos fidèles en terre-sainte. Alors récupérez la place qui est vôtre et emmenez-nous y.
Prenez garde aux judas, producteurs malsains ne cherchant qu'à marchander ce qu'ils considèrent comme un produit quelconque façonnable selon leurs désirs. Attention à Belzébuth, chaine autoritaire capitaliste voulant taire vos ambitions et, par la même occasion, vos créations.
A vous les rennes de l'art audiovisuel : partagez-y  précieusement votre corps et votre sang.
Oh, plus que jamais, vos textes sacrés doivent être respectés, reconnus et honorés.

Faites face fièrement aux pressions gomorrhiennes de l'argent. Car même si vous n'avez rien à mettre sur votre table, nous sommes prêt, pour vous et pour une créativité retrouvée, à ne vivre que d'amour et d'eau fraîche.

Enfin, ce n'est peut-être que moi. Et toi là.

" Il était une fois un monde merveilleux, une planète bleue façonnée par les cieux "



Par Screenariste - Publié dans : Réflexions plate-oniennes
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Vendredi 18 avril 2008
C'est vrai ce mensonge ?
A un moment où ma foi en la télé française est au plus bas, j'apprends que la   fiction TV est en train de changer -- enfin il parait.

Quand on découvre un article du Monde qui parle de "Nouvelle donne pour la  fiction", quand on lit sur un blog que "le paysage de la fiction TV est en train de changer", quand on peut hésiter entre trois fictions quotidiennes sur 3 chaînes différentes et, enfin, quand on apprend qu'un mec qui veut devenir scénariste est devenu scénariste (bravo et bon courage Denis), et bien on se dit que c'est peut-être vrai et, qu'après tout, on s'engage vers une secteur enrichi et re-dynamisé, à la recherche de concepts originau x, d'idées neuves, de textes brillants.

Mais quand on découvre 3/4 de séries américaines au programme dans son TV Magazine, quand Canal+ offre à des séries ambitieuses (Scalp, Engrenages, La Commune, Reporters, etc.) à peine 8 épisodes et puis s'en va - avec une promotion proche du néant - et s'étonne après des audiences insuffisantes, quand des trucs comme RIS restent à l'antenne alors que d'autres, bien meilleurs, ne sont même pas lus, quand des auteurs voit leur filer injustement sous le nez des sommes considérables, quand des centaines de très bons projets sont rejetés parce qu'ils ne permettraient pas à la chaîne de se vendre à Nestlé ou McDo, quand on ne peut pas écrire un seul petit "merde" dans ses dialogues, quand trop de producteurs craignent la chaine et ses décisions comme la peste au point qu'ils deviennent tristement dociles, au détriment des auteurs et de la création, quand on doit attendre plus d'un an avant une nouvelle saison, quand on doit remplacer ses acteurs d'une saison à l'autre parce que la minable télé ne fait pas le poids face à l'appel doré du 7e Art, quand tous les jeunes pensent que les séries françaises sont "à chier", quand on continue à calquer des modèles américains, de Law & Order à Grey's Anatomy en passant par FBI: porté disparu, quand tout ça...
... je me demande qui dit la vérité ? Qui a raison ?  Qui ose nous faire croire que ça change ?
Car aurons-nous, d'ici peu, de quoi être fier, enfin, de notre fiction ? Aurons-nous, d'ici peu, de quoi nous passer de House, Grissom, Malone et Mérédith ? A quand la solution française ? A quand l'addiction télévisuelle made in France ?

Je n'ai pas encore la formule, mais si je veux faire ce métier c'est bien pour la trouver et, surtout, la faire partager.
Encore faut-il qu'on me laisse l'administrer comme je l'entend...

 "L’homme de culture doit être un inventeur d’âmes " (Aimé Césaire - 1913-2008 )
Ta bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ta voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir ; oh, cher Césaire,  il y a une place pour toi au rendez-vous de la Victoire et de l'Eternité, reposes-y en Paix.



Par Screenariste - Publié dans : Réflexions plate-oniennes
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Jeudi 7 février 2008

Hot dog  ou  baguette ?
Il y a un truc auquel j'ai évidemment déjà pensé, c'est partir aux States. Pour me former premièrement. Pour y bosser ensuite, peut-être.
Seulement j'ai pas $100 000 à claquer dans une université et, n'en déplaise à certains, bosser pendant les études permettra jamais d'amasser une telle somme - ça suffirait tout juste à me crever. C'est clair que ça fait rêver d'entrer à USC, NYU, UCLA surtout quand on voit la liste des alumni (Shonda Rhymes pour les plus récents) et on se dit qu'en sortant de là rien est impossible. Je ne cache pas non plus qu'écrire pour 30 Rock ou Friday Night Lights m'attire infiniment plus que bosser pour PJ ou RIS. Ensuite, quant à aller aux States autant aller à bonne école (autrement dit, une de celles mentionnées plus haut) car si j'atteris dans un community college  perdu dans la campagne du Wisconsin c'est pas sûr que La fémis eut été un si mauvais choix. Evidemment, il y a d'autres bonnes écoles ou d'autres voies là-bas qui mènent au scénario, et heureusement puisqu'il y a quand même un reservoir de 12 000 membres (WGA) et autant de wannabes. En France on a pas de "syndicat" officiel et obligatoire et l'UGS atteint juste les 200 inscris. Il y a un monde.

Alors pas étonnant qu'il y ait aussi un monde entre les formations. L'audiovisuel là-bas c'est une industrie majeur, ici on ose à peine parler de "secteur". Les formations sont donc dispensées en fonction des besoins généraux dans chaque corps de métier. Je m'étonne d'ailleurs du nombre d'écoles privés de cinéma en France : trop ! Et en plus beaucoup sont des arnaques complètes d'après plusieurs témoignages. Mais revenons à nos kebabs. En ce qui concerne le scénario, aucune formation n'assure de trouver un travail ; elle peut aider, mais ne va jamais démarcher les producteurs à notre place ni écrire nos scripts. Le CEEA et La fémis donc (les 2 principales) sont des bonus non négligeables sur lesquels il ne faut pas cracher. Mais il me semble quand même qu'en France, les portes sont un peu plus ouvertes aux "autres", aux indépendants, à ceux qui ont pris le train en marche, encore faut-il avoir de la chance, de la persévérance et un peu de talent. Le même phénomène existe aux Etats-Unis aussi mais dans une moindre mesure car il est bien plus ardu pour des wannabes sans grande formation (ce qui signifie également sans beaucoup de contacts, ce qui est crucial là-bas comme ici) de débarquer à Hollywood avec leur scripts sous le bras en espérant décrocher au plus tôt un contrat ; dans une telle industrie et avec une telle concurrence ce ne sont que des chas d'aiguilles dans une meule de foin. Peut-être aussi est-ce une telle différence qui confère encore une certaine image d'amateurisme au scénario en France. Je sens que j'ai du mal à m'expliquer et que je fais passer le fait de vendre un scénario en France comme plus facile. Ce n'est pas le cas, je pense juste que c'est moins très difficile (ça a un sens ?).
L'écriture de scénario n'est effectivement pas inée et il convient de s'y former. Au Etats-Unis ? En France ? Au CEEA ? A La fémis ? Ou bien en un stage de 4 semaines à la Maison du Film Court ? On s'aperçoit que le résultat est sensiblement le même : on a appris (ou pas) à écrire un scénario dans les règles de l'art.

L'important c'est ce qu'on fait après...
Je ne suis pas sûr que suivre une formation aux USA permette de retourner brillamment en France et y trouver tout de suite le travail, le succès. Les attentes sont bien différentes, les règles aussi.
(Pardonnez mon délire...) Si JJ Abrams était un français de souche, vous pensez qu'en revenant de ses études TF1 lui aurait permis de faire Alias ou Lost ? Non. Il aurait même pas pu faire Felicity et il aurait peut-être lui aussi terminé "au pire" sur Louis La Brocante. Ce sont des cultures opposés : aux USA la créativité prend de plus en plus le pas et les chaines la tolèrent au maximum tant que les audiences suivent ; en France, tant qu'on fait de l'audience pourquoi aller chercher la créativité ? Mais depuis quelques années l'audience n'est plus là et la fiction française se trouve enfin à la croisée des chemins : multiplication des séries et abandon progressif des héros "fédérateurs" vieillisants. Nous sommes actuellement dans une période d'adaptation, il faut que tous les auteurs apprennent à maitriser le 26' ou le 52' et utiliser tout le potentiel du format épisodique (ce que les américains font depuis plus de 30 ans !). Je dis donc qu'il faut donner le temps aux chaines de faire confiance aux producteurs, aux producteurs de faire confiance aux auteurs, aux auteurs de faire confiance à leur talent et à leur audace. La vraie grande série française arrive, n'en doutez pas, ce n'est qu'une question de temps.
Cependant, in the meantime, je me pose moi-même quelques questions. En attendant, n'est-ce pas mieux pour moi aux Etats-Unis ? Je l'ai déjà dit, je kifferai grave écrire pour FNL ou Rescue Me ou BSG. Ai-je donc vraiment envie d'écrire pour la télé française ? Et bien, j'ai toujours cette petite voix, tantôt sournoise, tantôt malicieuse, qui me murmure que je pourrais contribuer à ce renouvellement tant attendu de la fiction, que je pourrais, pourquoi pas, y jouer un petit rôle. Et puis, on a tellement d'histoires qui restent à raconter en France qu'on a pas besoin d'aller encombrer d'avantage les studios ricains.
... mais à mesure que j'écris, que je pense, je me perds un peu dans un mélange d'inquiétude et de mélancolie, de peur que ce que je raconte, tous mes espoirs pour la fiction française ne se réalisent en fait jamais (alors qu'énormément d'autres paramètres rentrent en ligne de compte, il faut dire que tous les pouvoirs restent concentrés dans trop peu de mains bien difficiles à convaincre : les chaînes). D'un autre côté ce n'est absolument pas le bon moment pour partir aux States avec cette grève qui s'éternise... bref, que c'est déprimant.

Aller ! C'est décidé, je pars en Angleterre.

" Le roseau est toujours plus vert dans le marais d'à coté "
(La Petite Sirène)


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Par Screenariste - Publié dans : Bac 0
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Lundi 4 février 2008

Introduction_by_YOB.jpg   Le blog est-il une mode ?
Possible. Mais le blog est avant tout un moyen de communiquer, une vitrine      exceptionnelle pour s'exprimer, pour faire partager tout et n'importe quoi. Et c'est bien  ce que je compte faire ici : m'exprimer, parler de tout et de rien, mais surtout faire partager mon monde, mes idées (concentrées sur le scénario bien sûr - s'il fallait parler de ma vie je serais aller sur skyrock).

Il me prendra du temps, certes. Temps précieux que je devrais passer à écrire ; enfin, écrire des scénarios (ou quelque chose qui s'en rapproche).
Mais il me servira aussi. Surtout.
Il m'aidera à poser mes propres problèmes quant à mes projets et à les envisager sous un angle nouveau, plus détaché. Et puis il me permettra d'avoir des lecteurs (même un minimum), des lecteurs qui peut-être deviendront des critiques d'une aide formidale et pourquoi pas un jour des connaissances, de futurs "collègues" ou des amis. C'est également ça le net.

En attendant d'être riche et célèbre, d'avoir ma première série en prime-time sur TF1, de recevoir mes premiers Emmy ... je vous souhaite la bienvenue sur mon vénérable tout premier blog.

Sur ce, je r
etourne apprendre.

" Welcome to the Federation Starship SS Buttcrack "
(John Crichton)

Par Screenariste - Publié dans : Frédérik, Ernst, Clément
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I.D

  • screenariste
  • : Screenariste
  • : Aspirant-apprenti débutant wannabe scénariste... N'espère rien d'autre que payer son loyer.

C'est pour mon bien

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